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Créé pour l’événement Artefact Montréal 2007 qui a lieu sur l’île Ste-Hélène, site de l'Expo 67. En 1967 l'émancipation des opprimés battait son plein. L'affranchissement des dogmes et les revendications identitaires et sexuelles étaient au centre des préoccupations sociales. Les changements radicaux qui ont eu lieu depuis quarante ans - pour les homosexuels dans le cas qui nous intéresse ici - ont fait passer un groupe de gens de « société secrète » à « groupe cible » pour la société capitaliste. Ce projet désire redonner un peu de clandestinité aux rituels des nuits d'été de Montréal et permettre un débat sur ce qu'il est encore possible de créer dans l'espace public.
Avec la société de surveillance, les lieux publics se trouvent sous constante observation au nom de la sécurité publique. Les caméras en circuits fermés (CCTV) scrutent les toilettes publiques, les parkings et les abords des parcs. De tels lieux ont été des endroits de drague privilégiés par bon nombre d'hommes à la recherche de sexe anonyme. Ajouter la pandémie HIV / SIDA, les descentes policières et l'avènement du réseau internet, des chat rooms et nouveaux moyens de se « connecter », les lieux publics de drague se font de plus en plus rares et sont de moins en moins fréquentés.
Le Pentagone (Washington DC) est un lieu plutôt masculin, ou l'on exerce des pouvoirs dans une atmosphère de confidentialité. Il y a là des parallèles incontestables entre un lieu de baise publique et ce lieu de décision primordial.
Ce projet de pavillon, de sculpture dans l'espace public, est une structure qui rappelle la forme du Pentagone et qui a pour fonction de créer un abri aux dragueurs. La structure faite en bois peint fonctionnera comme un petit labyrinthe avec certaines ouvertures à la hauteur des yeux et du sexe. (réalisation en cours)